Vous connaissez l’adage selon lequel « On en a toujours pour son argent » et cela est applicable également dans le cas de rénovation ou de décoration intérieure.

En effet au plus vous êtes exigeant sur la qualité du résultat demandé à un artisan ou au particulier qui effectue les travaux, au plus celui-ci devra mettre en œuvre d’efforts pour atteindre ce résultat et donc au plus le coût sera élevé.

Classes de finition

C’est pourquoi il est important dès le départ de déterminer le niveau d’exigence des finitions souhaitées et pour cela le DTU 59.4 formalise trois classes de finitions A (soignée), B (courante)  et C (élémentaire) qui sont reprises dans le tableau ci-dessous :

Tableau 2: Les états de finitions possibles

Etat de finition

souhaité

Description
A

Finition dite soignée

Pose au fil plomb, aspect uniforme avec quelques défauts d’aspects, découpes sans irrégularité.
B

Finition courante

La planéité n’est pas modifiée, les irrégularités sont admises.

 

C

Finition élémentaire

La finition reflète l’état du subjectile, tolérance de pose et d’aspect et manque d’uniformité.

 

Au lieu d’utiliser ces niveaux de finition préétablis, vous pouvez aussi définir vos propres niveaux d’exigences spécifiques comme la pose en diagonale ou d’autres exigences extrêmes relatifs aux défauts ou autres.

 

Exigences au niveau de la préparation.

Ces niveaux d’exigences de finition ont bien évidemment une influence à l’étape qui précède c’est-à-dire sur le niveau de préparation des subjectiles avant la finition.

En effet, pour une bonne tenue technique du revêtement, les subjectiles doivent, après préparation, être : propres, de couleur uniforme, normalement absorbants, solides, secs, sains et plans. Mais ce caractère de planéité ou non sera directement fonction de la classe de finition recherchée.

 

Exigence de planéité, comment la mesurer ?

Le subjectile doit obéir à une certaine planéité, mais comment la mesurer ?

Afin de vérifier la planitude de l’enduit de façon locale, c’est-à-dire à des endroits précis d’un pan de mur par exemple, on place une règle de 20 cm sur l’enduit et on déplace la règle en tous les sens. La mesure de tolérance porte sur la distance entre la règle et le subjectile analysé.

Si l’on veut une mesure plus générale de planéité, on place une règle à plots de 2m, l’épaisseur des plots (ou taquets) placés aux extrémités de la règle est égale à la tolérance admise. On vérifie qu’entre les points les plus saillants et les points les plus en retrait, l’écart est inférieur à une distance dictée par le type du subjectile.

 

Support Tolérance de planitude locale Tolérance de planitude générale
Enduit de plâtre 1mm 5 mm (sur nus et repères) et 10 mm (sans)
Subjectiles à base de liants hydrauliques (mortiers, béton, béton cellulaire) et de maçonnerie * 0,5 mm (sur nus et repères) et 1 mm (sans)
Fibres-ciment 1 mm 0,7 mm
Éléments préfabriqués en plâtre, fibres-ciment, de cloisons et plafonds 0,5 et 1 mm 5 mm

 

Exigences particulières liées à la nature des subjectiles.

Certaines exigences supplémentaires relatives à la pose sont mentionnées dans le DTU 59.4 et sont fonctions du type de produit utilisé pour le subjectile.

Tableau 3: Exigences de pose des subjectiles

 

Subjectile

 

Exigences de pose
Enduits de plâtre Il faut traiter à la fois :

–          les tâches d’humidité

–          La pulvérulence

–          Efflorescence ou salpêtre

–          Tâches de bistre

–          Tâche d’huile ou graisse

–          Tâches diverses (métal-bois)

–          Inscriptions (encre ou crayon)

 

Enduit, mortiers de ciments et de chaux sur subjectiles neufs Le produit doit être sans fissure ni cloque
Fibres ciments Il faut utiliser des accessoires en acier galvanisé de qualité et les plaques doivent être planes avec des arêtes nettes
Préfabriqués : Plâtres, fibres ciments, cloisons et plafonds Les arêtes, rives et cueillies des éléments de panneaux nettes et rectilignes. Il ne faut pas avoir une colle rabattue en excès.
Bois et matériaux dérivés de bois Le matériau doit être propre.