Pour effectuer la pose de revêtements muraux et papiers peints, dans les règles de l’art (donc en suivant les directives des DTU), il est important de tenir compte

  • comprendre et tenir compte de l’état des subjectiles (murs et plafonds) sur lesquels vous allez opérer,
  • respecter les bonnes conditions en travail en termes de température, humidité etc.
  • de remettre les subjectiles en conformité technique vis-à-vis de critères de stabilité, humidité, moisissures etc.

Etat de départ des subjectiles (Absorption)

Pour l’état des subjectiles (murs ou plafonds) vous devrez identifier une des caractéristiques les plus importantes en termes de rénovation utilisant des revêtements muraux à coller et c’est l’absorption. En effet, la plupart des colles murales fonctionnent par accroche mécanique donc des colles qui ont besoin pour coller d’être appliquées sur des subjectiles qui absorbent partiellement la colle.

Test de la goutte d’eau

Pour déterminer cette qualité d’absorption des subjectiles à rénover, vous devrez effectuer ce qui s’appelle le test de la goutte d’eau. Le principe consiste à lancer avec les doigts ou un objet allongé, quelques gouttes d’eau vers le mur ou plafond et observer le résultat :

  • Si l’eau pénètre quasi instantanément dans le subjectile celui-ci est dit trop absorbant.
  • Si l’eau perle légèrement sur la surface et s’atténue peu à peu en rentrant dans le mur, le mur ou plafond peut être qualifié de normalement absorbant.
  • Si l’eau ne rentre quasiment pas dans le subjectile de départ mais coule le long du mur sans pénétrer dans la surface, alors le mur est dit non absorbant. Les applicateurs professionnels parleront alors de mur bloqué (pas assez absorbant) sur lequel une colle ou une peinture adhérera très difficilement.

Qualité d’absorption des subjectiles souvent utilisés.

Comme montre le tableau de synthèse ci-dessous, on distingue 3 types de subjectiles à rénover :

Tableau 1: Les types de subjectiles

Qualité d’absorption des subjectiles avant rénovation Exemples
Subjectile

absorbant

– enduit de plâtre ou chaux,  (coupé, projeté, lissé)

– Préfabriqués en plâtre (carreaux, staff, plaque de

plâtre cartonnée

– Bois et matériaux dérivés  (panneaux de particules…)

– Autres subjectiles absorbants ou pulvérulents (poudreux)

Subjectile

normalement absorbants

 

– mortier, béton

– enduits ciments

– enduit garnissant (A/ B)

– contre-plaqué standard

– panneaux en fibres ou particules

avec liant ciment

– enduit maigre ou mixte

Subjectiles

non absorbants

 

– Panneaux de particules CTB-H,

– contre-plaqué CTB-X traités hydrofuges ou ignifuges;

– métaux et alliages;

– polystyrène extrudé,

– plastique ou PVC rigide,

– verre,

– anciens fonds peints ;

– enduits gras,

– plâtres hydrofugés (exemples : carreaux bleus et verts)

 

 

Les conditions d’intervention.

Pour entreprendre les travaux en se donnant les meilleures chances de réussite, les DTU mettent en avant les conditions minimales à respecter avant une intervention de rénovation. Ces conditions doivent être respectées par les professionnels mais il est évident qu’au mieux vous les respectez si vous êtes un particulier, au plus vous augmenterez la qualité de réalisation finale de vos travaux.

Ces conditions d’intervention  sont:

  • Température ambiante de +10°C à +30°c, (Souvent les fabricants de colle limite même à 25°C la température maximale d’intervention)
  • Hygrométrie <65%H,
  • Humidité du support en général 5% à 15% selon la nature du subjectile,
  • pH neutre 7 (plus ou moins une certaine tolérance selon nature du subjectile)
  • ne pas appliquer sur subjectile gelé, ni sur subjectiles surchauffés,
  • ne pas appliquer dans des conditions anormales de séchage par changement sensible de conditions ambiantes

Remise en état des subjectiles non conformes.

Avant de commencer les étapes de préparation proprement dites, il y a lieu de veiller à ce que les murs cloisons ou plafonds soient parfaitement  stables et à intervenir en ce sens si nécessaire en anticipant et en faisant tomber au besoin et en remplaçant tout élément ne répondant pas à ce critère.

Ensuite il faudra identifier et traiter tous les cas de problèmes de moisissure, d’humidité, de souillures et autres contaminations qui peuvent influencer négativement l’application ou le collage des revêtements. Ces problèmes doivent être rigoureusement traités afin d’obtenir un subjectile parfaitement sain et sec.

En cas de présence de fissures [voir article microfissures…..], il faut analyser leur nature et identifier les cas de fissures structurelles qui ne pourront pas être réparées durablement dans le cadre des travaux de rénovation. Les autres cas de fissures ou micros fissures seront solutionnés dans les étapes suivantes de la préparation.